{"id":288,"date":"2015-03-15T11:52:59","date_gmt":"2015-03-15T10:52:59","guid":{"rendered":"http:\/\/blogjparrignon.net\/asc2i\/?p=288"},"modified":"2015-03-15T11:52:59","modified_gmt":"2015-03-15T10:52:59","slug":"letymologie-de-la-frontiere-a-travers-lhisoire","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/blogjparrignon.net\/asc2i\/letymologie-de-la-frontiere-a-travers-lhisoire\/","title":{"rendered":"L\u2019ETYMOLOGIE DE LA FRONTIERE \u00e0 TRAVERS L\u2019HISOIRE"},"content":{"rendered":"<p><strong>L\u2019ETYMOLOGIE DE LA FRONTIERE \u00e0 TRAVERS L\u2019HISOIRE<\/strong><\/p>\n<p><strong><em>(la conf\u00e9rence prononc\u00e9e lors du 7<sup>\u00e8me<\/sup> Festival de G\u00e9opolitique \u00e0 Grenoble, 12-15 mars 2015) <\/em><\/strong><\/p>\n<p>Le mot fronti\u00e8re appara\u00eet <em>ca<\/em> 1213 pour d\u00e9signer la ligne de front s\u00e9parant deux arm\u00e9es. A la fin du XIVe s. et au d\u00e9but du XVe s., la fronti\u00e8re d\u00e9signe la zone limite bordant un territoire. L\u2019\u00e9tude du mot et de la notion de fronti\u00e8re ont suscit\u00e9 depuis Lucien Febvre[1], jusqu\u2019\u00e0 nos jours une foule d\u2019\u00e9tudes, de s\u00e9minaires et de colloques[2]. Le g\u00e9ographe et ethnographe allemand Friedrich Ratzel (1844-1904) distingue clairement la zone frontali\u00e8re et la fronti\u00e8re lin\u00e9aire. Pour lui, l\u2019existence d\u2019une zone frontali\u00e8re plus ou moins \u00e9paisse est la r\u00e9alit\u00e9 (<em>Wirklichkeit<\/em>) de la fronti\u00e8re, alors que la fronti\u00e8re lin\u00e9aire ne serait qu\u2019une abstraction, une ligne entre deux places fortes, qui traduirait un contr\u00f4le politique le plus souvent assez r\u00e9cent. Ainsi, la lin\u00e9arit\u00e9 de la fronti\u00e8re reposerait pour l\u2019essentiel sur la souverainet\u00e9 alors qu\u2019auparavant, elle s\u2019inscrivait dans la notion de territoire. Tout naturellement ces concepts ont laiss\u00e9 leurs traces dans le vocabulaire.<\/p>\n<p>Il est int\u00e9ressant de noter que depuis le IIIe s. avant J.-C. jusqu\u2019au r\u00e8gne de l\u2019empereur Auguste (27 avant J.-C-14 apr\u00e8s J.-C), l\u2019empire romain n\u2019a cess\u00e9 d\u2019\u00e9tendre son territoire. Son successeur Tib\u00e8re s\u2019efforce alors de consolider les conqu\u00eates en s\u2019appuyant sur des \u00e9tats-clients qui assuraient \u00e0 l\u2019empire une \u00ab\u00a0fronti\u00e8re invisible\u00a0\u00bb. Toutefois la gestion politique de ce concept avec les \u00e9tats d\u2019au-del\u00e0 du Rhin ou du Danube \u00e9tait d\u00e9licate et la d\u00e9fense des r\u00e9gions limitrophes reposaient sur la pr\u00e9sence de puissantes l\u00e9gions install\u00e9es dans des camps situ\u00e9s \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de l\u2019empire. C\u2019est au I s. que se met en place le <em>limes,<\/em> dont l\u2019un des plus connus est le mur d\u2019Hadrien. Il s\u2019agit de mat\u00e9rialiser la fronti\u00e8re par une route qui relie la fronti\u00e8re \u00e0 des fortins d\u2019o\u00f9 les l\u00e9gionnaires peuvent intervenir rapidement. D\u00e9sormais la fronti\u00e8re s\u00e9pare deux mondes, en de\u00e7\u00e0 se trouve le monde romain au-del\u00e0, le monde des barbares. Au VIe s. Procope de C\u00e9sar\u00e9e (<em>ca<\/em> 500-565, dans son <em>De Aedificiis<\/em> emploie fr\u00e9quemment l\u2019expression <em>romai\u00f4n g\u00e8<\/em>\/terre des Romains pour d\u00e9signer les provinces voisines des fronti\u00e8res orientales ou septentrionales qu\u2019il oppose \u00e0 la <em>Pers\u00f4n g\u00e8<\/em>\/ terre des Perses qui d\u00e9signe l\u2019empire sassanide. La fronti\u00e8re est donc l\u2019espace qui s\u00e9pare deux espaces de civilisations rivaux. Toutefois, la fronti\u00e8re qui s\u00e9pare ces deux entit\u00e9s de civilisation, se mat\u00e9rialise dans l\u2019espace par des bornes sacr\u00e9es que l\u2019on nomme <em>oria<\/em> et <em>eschataiai<strong>[3]<\/strong>, <\/em>qui marquent la fronti\u00e8re s\u00e9parant les grands \u00e9tats. Le terme <em>eschatia<\/em> est moins pr\u00e9cis. Procope l\u2019emploie pour d\u00e9signer l\u2019extr\u00e9mit\u00e9 de l\u2019empire romain, la <em>romaia g\u00e8<\/em>, au-del\u00e0 de laquelle se trouve l\u2019empire perse. Il s\u2019agit d\u2019une zone de contact, mouvante qui, au gr\u00e9 des fluctuations politiques, peut \u00e9voluer et se trouver dans l\u2019un ou l\u2019autre empire, d\u2019o\u00f9 l\u2019emploi en parall\u00e8le des couples adverbiaux <em>ektos<\/em>\/<em>evtos<\/em>, au-del\u00e0\/en de\u00e7\u00e0., notamment lorsque Procope fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 un fleuve, le Danube ou l\u2019Euphrate. Ainsi, pour le grand historien byzantin du VIe s., Procope, le concept de fronti\u00e8re est double. Il se d\u00e9finit d\u2019abord par une insertion \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur d\u2019un espace homog\u00e8ne porteur d\u2019une civilisation, espace dont le forum et les basiliques sont le signe majeur\u00a0; c\u2019est d\u2019ailleurs pour cela que dans le <em>De aedificiis<\/em>, le retour des cit\u00e9s dans la <em>romaia g\u00e8<\/em>, se manifeste par la reconstruction du forum.<\/p>\n<p>Si nous comparons les termes employ\u00e9s par Procope au VIe s. avec ceux employ\u00e9s par l\u2019 empereur Constantin VII Porphyrog\u00e9n\u00e8te dans son <em>De administrando Imperio<\/em> \u00e9crit entre 948-959, nous constatons l\u2019apparition de termes nouveaux pour d\u00e9signer la fronti\u00e8re\u00a0: <em>orothesia, sunoros, akra, kleisoura<\/em>, chacun ayant un sens particulier. Ainsi, <em>orothesia<\/em> d\u00e9signe la fronti\u00e8re dress\u00e9e dans un lieu d\u00e9pourvu de rep\u00e8res g\u00e9ographiques, lieu que l\u2019on s\u2019engage par serment \u00e0 ne pas franchir\u00a0; <em>sunoros<\/em>, employ\u00e9 au singulier d\u00e9signe le plus souvent une fronti\u00e8re naturelle, particuli\u00e8rement un fleuve\u00a0; le terme <em>akra<\/em> d\u00e9signe quant \u00e0 lui, une fronti\u00e8re int\u00e9rieure, celle qui s\u00e9pare les circonscriptions territoriales de l\u2019\u00e9poque, les th\u00e8mes\u00a0; enfin, <em>kleisoura<\/em> est employ\u00e9 pour nommer une ville fortifi\u00e9e qui commande une r\u00e9gion d\u2019acc\u00e8s difficile. Paer contre, les territoires qui ne font pas partie de l\u2019empire romain <em>romaia g\u00e8<\/em>, sont souvent d\u00e9sign\u00e9s par des couples adverbiaux nouveaux <em>peran\/perathev<\/em>, <em>av\u00f4then\/endothen<\/em>, ou la pr\u00e9position ez\u00f4 ou un verbe nouveau <em>pl\u00e8siazein<\/em>. Ces [4]termes permettent de localiser la r\u00e9gion par rapport \u00e0 des rep\u00e8res g\u00e9ographiques, le plus souvent un fleuve et, pour les r\u00e9gions les plus \u00e9loign\u00e9es, l\u2019empereur utilise<em> \u00e8<\/em> <em>ez\u00f4 R\u00f4sia<\/em> qu\u2019il faut comprendre par Russie lointaine.<\/p>\n<p>Si l\u2019on consid\u00e8re la Rus\u2019 de Kiev, la <em>Chronique des temps pass\u00e9s<\/em>, ne d\u00e9signe pas le pays par des termes g\u00e9ographiques mais par une expression abondamment utilis\u00e9e et tr\u00e8s g\u00e9n\u00e9rique, <em>russkaja zemlja<\/em>\/terre russe, dans le sens d\u2019\u00e9tat. La terre russe n\u2019a pas de fronti\u00e8re. Le mot <em>granitsa\/<\/em>fronti\u00e8re n\u2019appara\u00eet qu\u2019au XIVe s.[5]La fronti\u00e8re n\u2019est pas encore mat\u00e9rialis\u00e9e\u00a0; la terre russe s\u2019\u00e9tend l\u00e0 o\u00f9 se trouvent les tribus des Slaves de l\u2019Est, l\u00e0 o\u00f9 l\u2019on utilise la m\u00eame langue, le vieux russe et l\u00e0 o\u00f9 l\u2019on v\u00e9n\u00e8re les m\u00eames divinit\u00e9s pa\u00efennes d\u2019abord puis le christianisme byzantin apr\u00e8s la conversion de Vladimir en 988\/989[6]. La terre russe se d\u00e9finit par les marqueurs d\u2019identit\u00e9 que sont la langue et la foi et non par le pouvoir politique. La terre russe occup\u00e9e et ins\u00e9r\u00e9e dans un \u00e9tat conqu\u00e9rant , reste terre russe\u00a0! C\u2019est l\u2019unit\u00e9 de cette terre russe qui est mise en cause par l\u2019historien ukrainien Hruchevsky[7] au nom de la th\u00e9orie de l\u2019ethnog\u00e9n\u00e8se[8] afin de reconna\u00eetre les origines de l\u2019Ukraine dans la Rus\u2019 de Kiev. Pourtant le mot <em>ukraina<\/em>, dans le sens de fronti\u00e8re appara\u00eet en 1189 dans la <em>Chronique hypatienne<\/em> dans le sens g\u00e9n\u00e9rique de fronti\u00e8re[9]. IL faut attendre la conqu\u00eate mongole(1237-1240) puis la formation de l\u2019Etat polono-lituanien au nord-ouest, de la Russie moscovite au nord-est et de l\u2019empire ottoman au sud, pour que les terres de la r\u00e9gion de Kiev, jusqu\u2019alors zone de paissance et de remonte de la cavalerie mongole, soient alors consid\u00e9r\u00e9es par chacun des Etats voisins en pleine expansion au XIVe s., comme une marche, une <em>ukra\u00efna<\/em> que les Russes ont appel\u00e9 <em>dikoe polje<\/em>\/terre sauvage[10] C\u2019est alors que le nom prend peu \u00e0 peu sa valeur de territorialit\u00e9.<\/p>\n<p>Au nord du Danube et de la Serbie, entre l\u2019empire ottoman au sud et l\u2019empire d\u2019Autriche au nord, en 1522 sont cr\u00e9\u00e9s les confins militaires ou <em>Krajna militaire<\/em>[11], vaste zone qui s\u2019\u00e9tend de la Croatie au Banat en passant par la Hongrie et la vojvodine. Ce territoire \u00e9tait vide d\u2019habitants jusqu\u2019\u00e0 ce que les Habsbourg y installent des milliers de r\u00e9fugi\u00e9s, les <em>Ha\u00efdouk<\/em>,s avec un statut sp\u00e9cial proche de celui des cosaques russes\u00a0; ils seront les <em>pandoures<\/em> des Habsbourg.<\/p>\n<p>Enfin, l\u2019exemple le plus connu de la fronti\u00e8re lin\u00e9aire est celle des 4 rivi\u00e8res Rh\u00f4ne, Sa\u00f4ne, Meuse, Escaut qui marquent du XIVe aux XVIe s., la fronti\u00e8re de la France avec l\u2019empire[12]. Il faut attendre le XIVe s. pour que l\u2019id\u00e9e du royaume de France soit naturellement limit\u00e9e par une fronti\u00e8re orientale form\u00e9e de quatre rivi\u00e8res. Le cours p\u00e9renne des fleuves assure la certitude de la permanence des nations, \u00e0 la diff\u00e9rence de l\u2019empire. Ainsi na\u00eet une \u00e9vidence g\u00e9ographique, perception mentale davantage que r\u00e9alit\u00e9 v\u00e9cue, par un effet de ce nouveau savoir d\u2019Etat qu\u2019est le gouvernement d\u2019un territoire. Comme nous venons de le pr\u00e9senter rapidement, la fronti\u00e8re, le plus souvent, limite des espaces de civilisation dont les limites sont mouvantes au cours des \u00e2ges. Aussi toute une s\u00e9rie de termes a \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9e pour marquer la profondeur de la fronti\u00e8re avec un <em>no man\u2019s land<\/em> souvent peupl\u00e9 d\u2019\u00e9migr\u00e9s qui servaient d\u2019auxiliaires aux grandes puissances voisines. En ce sens, l\u2019\u00e9tude de ces vocables permet de mieux comprendre les constructions politiques dans la dur\u00e9e.<\/p>\n<p>JP Arrignon<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>[1] FEBVRE, Lucien, \u00ab\u00a0Fronti\u00e8re\u00a0: le mot et la notion\u00a0\u00bb <em>Pour une histoire \u00e0 part enti\u00e8re, <\/em>Paris, SEVPEN, 1962, p. 11-24.<\/p>\n<p>[2] HAMMAN Philippe et Pascal HINTERMEYER Pascal, Revisiter les fronti\u00e8res\u00a0\u00bb, <em>Revue des Sciences Sociales<\/em>, 2012, n\u00b0 48, p. 8-16. KAISER Wolfgang, Penser la fronti\u00e8re \u2013 Notions et Approches, <em>Histoire des Alpes \u2013Storia delle Alpi \u2013Geschichte der Alpen, <\/em>1998, 3, p. 63-74.<\/p>\n<p>[3] ARRIGNON, J.-P. et DUNEAU, J.-Fr., \u00ab\u00a0La fronti\u00e8re chez deux auteurs byzantins\u00a0: Procope de C\u00e9sar\u00e9e et constantin VII Porphyrog\u00e9n\u00e8te\u00a0\u00bb, <em>Geographica Byzantina, <\/em>Paris, Publications de la Sorbonne, 1981, p. 17-30.<\/p>\n<p>[4] L\u2019VOV, Andrej Stepanovi\u010d, <em>Leksika \u00ab\u00a0povesti vremennykh let\u00a0\u00bb,<\/em>Moscou, Nauka, 1975, p. 179-182.<\/p>\n<p>[5] <em>Slovar\u2019 russkogo Jazyka XI-XVII vv.,<\/em> t. 4, Moscou, Nauka, 1977, p. 123. SREZNEVSKIJ, I.I., <em>Materialy dlja Slovarja drevnerusskogo jazyka, <\/em>t. I, Moscou, 1958, col. 584-585.<\/p>\n<p>[6] VODOFF, Vladimir, <em>Naissance de la chr\u00e9tient\u00e9 russe\u00a0; la conversion du prince Vladimir de Kiev (988) et ses cons\u00e9quences 5XIe-XIIIe si\u00e8cles)<\/em>, Paris, Fayard, 496 p.<\/p>\n<p>[7] HRUCHEVSKIJ, Mikha\u00eflo, Sergeevi\u010d, Istorija Ykraini-Rusi, 4 t., L\u2019viv, 1904-1907.<\/p>\n<p>[8] Wolkonsky, Prince Alexandre, <em>La v\u00e9rit\u00e9 historique et la propagande ukrainophile, <\/em>Rome, Armani, 1920, 301 p.<\/p>\n<p>[9] SREZNEVSKIJ, I.I., <em>op. cit.<\/em>, t. III, col. 1184.<\/p>\n<p>[10] DEVEZE, Michel, \u00ab\u00a0 Contribution \u00e0 l\u2019histoire de la for\u00eat russe (des origines \u00e0 1914)\u00a0\u00bb <em>Cahiers du monde russe et sovi\u00e9tique, <\/em>1964, vol. 5 n\u00b0 3-5, p. 302-319.<\/p>\n<p>[11] CHALINE Olivier, \u00ab\u00a0Les th\u00e9\u00e2tres des batailles dans le sud-est de l\u2019Europe\u00a0\u00bb <em>Dix-septi\u00e8me si\u00e8cle,<\/em> 2005\/4, n\u00b0 229, p. 1-38.<\/p>\n<p>[12] DAUPHANT, L\u00e9onard, <em>Le royaume des Quatre rivi\u00e8res, l\u2019espace politique fran\u00e7ais 1380-1515, <\/em>Paris, Champ Vallon, 2012, 430 p.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019ETYMOLOGIE DE LA FRONTIERE \u00e0 TRAVERS L\u2019HISOIRE (la conf\u00e9rence prononc\u00e9e lors du 7\u00e8me Festival de G\u00e9opolitique \u00e0 Grenoble, 12-15 mars 2015) Le mot fronti\u00e8re appara\u00eet ca 1213 pour d\u00e9signer la ligne de front s\u00e9parant deux arm\u00e9es. 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